Des nouvelles de BouvierNature. Patience et longueur de temps…

Des nouvelles de BouvierNature. Patience et longueur de temps…

Auteur : Patrick

Où il s’agit de vous parler de l’aide financière que nous avons obtenue, des autorisations que nous attendons pour commencer les travaux à la rentrée prochaine, des conditions particulières en lien avec le Covid-19 qui ne nous ont pas empêchés de lancer notre potager, mais qui repoussent l’acquisition de nos abeilles et annulent le paella party.

Imaginez que vous ayez un projet de permaculture respectueux et local, qui s’adapte parfaitement au cadre dans lequel vous évoluez et de surcroît propose une approche durable, imaginez qu’il soit, grâce à un soutien financier de 30’000 francs, déjà entièrement auto-financé et que vous restiez bloqué-e dans l’attente d’autorisations qui tardent à venir malgré plusieurs relances.

Imaginez que vous ayez déjà envisagé la couleur de vos essaims, choisi sur catalogue vos reines et la couleur de leurs servantes, imaginez que leurs palais soient déjà prêts, avec leurs allées et leurs coursives, leurs toits et leurs chambres mais qu’un méchant virus vous empêche de les faire venir.

Imaginez que vous ayez déjà réservé votre soirée du mois de juin, en souvenir de l’année dernière, quelques jours avant de prendre l’avion pour vous rendre en vacances dans un pays exotique, imaginez que vous ayez déjà planifié de savourer cette succulente paella, où les goûteux aliments qui la composent se mêlent à l’esprit festif et heureux d’une douce soirée d’été, où le rire et la joie de vos collègues résonnent entre les salades et que l’on vous annonce que tout cela est annulé.

Je sens la colère et la frustration montez en vous. Certain-e-s seraient prêt-e-s à ruer dans les brancards (expression de circonstance). D’autres plus rapidement résigné-e-s diraient, je les entends d’ici :

Même les meilleures volontés du monde peuvent un jour être victimes de lenteurs administratives.

Même les têtes couronnées sont stoppées aux frontières ; même les personnes de sang royal doivent respecter la distance sociale et le confinement quand la santé des habitants de la planète est en jeu.

Même les meilleures choses s’arrêtent en cas de pandémie.

Zut ! ai-je envie de vous répondre. Ou plus vertement à la façon du capitaine Hadock : Mille millions de mille sabords. Nous ne sommes pas des espèces de Bachi-bouzouk, des bougres de faux jetons à la sauce tartare, des espèces de mérinos mal peignés, des ectoplasmes à roulettes ! Non, cré vin diou ! Nous allons trouver une solution !

J’en connais d’autres qui ont su réagir à ce genre de situation et qui ont trouvé des parades originales. Regardez, par exemple, Le Glaude et Le Bossu, dans la soupe aux choux, film tiré très probablement de faits réels, même si on veut nous faire croire le contraire. Traqués par des promoteurs qui en veulent à leur bien, insatisfaits de la façon dont évoluait leur région, fatigués de devoirs se battre contre des moulins à vent, les deux compères ont fait appel à des extra-terrestres pour leur venir en aide. Et cela a fonctionné.

Cela ne vous inspire-t-il rien ? Quant à moi, j’ai peut-être une idée.

En attendant, bonne nouvelle, nous avons planté notre potager en respectant les limitations propres à cette situation exceptionnelle et y avons mis un nombre certain de choux. Je comptais proposer au comité de BouvierNature, prêt à se dévouer en toutes circonstances pour le bien-être de tous, d’utiliser ces nobles légumes pour confectionner un potage et, lors de notre prochaine réunion, à laquelle je serai malheureusement absent, d’en ingurgiter. Cela permettra d’émettre en groupe de sonores flatulences et d’appeler ainsi à la rescousse La Denrée qui avec ses congénères emporteraient, les collègues, le bâtiment, le jardin et nos élèves sur la planète Oxo où loin des misères du monde, des interdits et des lenteurs bureaucratiques nous pourrons continuer à vaquer à nos occupations pédagogiques et rurales, à notre guise et dans la bonne humeur.

Projet apiculture BouvierNature

Projet apiculture BouvierNature

Auteurs : Philippe et David

Ce prochain printemps une nouvelle étape dans le projet BouvierNature : la mise en place de deux ruches ! L’espace choisi se trouve exposé au sud, protégé par une barrière. Nous avons reçu l’autorisation officielle. La fabrication des ruches est faite actuellement par des apprentis AFP bois au CFPC sous la direction de M. Tissot.

D’ici au printemps nous allons installer les ruches, acheter le matériel nécessaire et surtout espérer pouvoir acheter deux essaims. Ensuite l’idée est de pouvoir à la fois présenter dans les classes la vie d’une colonie d’abeilles, de comprendre leur importance pour la pollinisation, les difficultés des apiculteurs à conserver leurs colonies et de pouvoir permettre à celles et ceux qui le désirent de venir voir concrètement la vie à l’intérieur d’une ruche. Pour ce faire nous aurons tout le matériel de protection nécessaire.

 Contrairement aux guêpes les abeilles ne sont pas carnivores, elles ne recherchent que le pollen et le nectar des fleurs. Il y a peu de risques qu’elles viennent nous importuner dans nos activités. Et comme en ville de nombreux balcons sont pleins de fleurs et que pas loin nous avons les bois le long du Rhône avec des acacias et des tilleuls, nos abeilles devraient avoir de quoi s’alimenter. Le miel récolté, si nous y arrivons, sera revendu pour acheter le matériel nécessaire à la poursuite du projet. Mais nous n’en sommes pas encore là…

 

Bzzzzzzzz

Conférence sur l’urgence climatique et la décroissance

Conférence sur l’urgence climatique et la décroissance

Auteur : Philippe

Sous la houlette de BouvierNature et avec le soutien de la direction, notre école a accueilli Monsieur Dominique Bourg pour une conférence portant sur l’urgence climatique et la décroissance. Le conférencier s’est employé à nous démontrer que non seulement le réchauffement est en route, d’abord imperceptiblement depuis 1850 puis de façon très inquiétante ces trente dernières années alors qu’il fallait 1000 ans avant pour voir de telles évolutions. Nous en sommes déjà a plus de 1,1 degré de moyenne et tout porte à croire que cela va

continuer et s’accélérer. Cela semble peu mais, M. Bourg est formel sur ce point, chaque particule de CO2 relâchée dans l’atmosphère va s’ajouter et amplifier l’effet de réchauffement et surtout son impact va rester pendant des centaines voire des milliers d’années. Ce qui revient à dire que même avec un changement de façon de vivre radical (ce qui est loin d’être le cas), un réchauffement à plus de deux degrés est d’ores et déjà acté. Les conséquences vont être très dures pour les humains peuplant notre planète et aussi pour tout le monde vivant, qui subit déjà un effondrement de ses populations sauvages.

Le constat est tellement sombre que l’on hésite même à en parler et que la population, nos politiciens, nos économistes passent du déni à la politique de l’autruche.

Alors est-il trop tard ? N’y a-t-il vraiment plus rien à faire ?

Pour M. Bourg, il est clair qu’il est trop tard pour ne pas avoir à subir des conséquences graves comme un réchauffement important des températures, avec des piques dépassant les 45 degrés même dans nos contrées, une montée des eaux avec pour conséquences une raréfaction et une salinisation des terres cultivables, des cyclones dont la force dépasse les échelles de notations habituelles, un effondrement du vivant mais il est encore temps pour atténuer toutes ces conséquences négatives. Pour cela il est impératif de ne pas dépasser les 2 degrés de réchauffement. Or, ce qu’il nous manque le plus c’est le temps car au rythme actuel et comme l’avait prévu le Club de Rome en 1972 déjà, en 2030 (dans dix ans seulement) nous y serons…

Alors que faire ? Agir et vite ! Et il n’y aura pas pour lui de salut hormis le frein à main, à savoir la décroissance. Au niveau individuel cela implique un changement dans nos valeurs de vie; arrêtons de courir après le consumérisme, le dernier iPhone, arrêtons de voyager dans tous les sens vite et en avion, baissons drastiquement nos consommations de viande et changeons nos habitudes alimentaires tellement coûteuses en calories fossiles (pétrole) qui s’épuisent et qui sont non renouvelables, comme les minerais de nos cellules voltaïques et de nos ordinateurs, mettons un pull plutôt que le chauffage. Pour lui on peut sans problème être heureux avec moins ! Pensons local. Sur le plan collectif il faut revoir le culte de la croissance donc du capitalisme dont les économistes n’arrivent pas à intégrer les conséquences, il faut des politiques publiques intensives pour isoler nos constructions, repenser nos transports, partager le travail qu’il restera après la robotisation de notre société. 

Après une heure et demie de présentation c’est un public un peu « assommé » qui prend congé de notre conférencier. 

Pour ne pas en rester là, et pour s’inspirer de ce que d’autres font, et pas loin de chez nous, BouvierNature va proposer prochainement une séance publique du film « Demain, Genève ». La preuve que la porte de la sortie de secours passe par la fin de l’individualisme, la fin du consumérisme et de la mondialisation pour revenir à des projets collectifs et solidaires, locaux et écologiquement soutenables. De nombreux projets existent et se construisent, de nombreuses associations n’attendent que des forces supplémentaires pour se développer. 

On peut agir !

Paella para todos!

Paella para todos!

Auteur : Philippe

Le comité de BouvierNature vous remercie de votre généreuse participation lors de notre repas de soutien.

Celles et ceux d’entre vous qui ne sont pas encore membres de notre association peuvent le devenir en remplissant un bulletin d’adhésion qui se trouve dans la salle des maîtres et en payant une cotisation de 30.-. Si un élan de générosité vous prend pendant les chaleurs de l’été il est aussi possible de nous envoyer des dons. Cet argent sera directement investi dans le projet.

Merci aussi à celles et ceux qui ont œuvré pour la réussite de cette soirée que ce soit pour le repas ou pour la mise en place de tout le matériel.

Bel été !

Hourra !

Hourra !

 

Le jury formé de 5 personnes (une membre du comité des élèves, une représentante du corps enseignant, un civiliste, une membre du personnel administratif et technique et un représentant de la direction) a choisi parmi les 20 noms et les 18 logos proposés ceux qui allaient désigner notre Association de permaculture.

Andy, Sylvain, Paul, Théo (membres d’un groupe d’A&R de la 1MP.C) ont proposé BouvierNature et ont remporté le premier prix dans la catégorie « nom de l’association ».

Lucas de la 4MPE.B, quant à lui, a remporté le premier prix pour ce logo.

Abishan, James, Abdrisaq et Karen (membres d’un groupe d’A&R de la 1MP.C) se sont partagé le 2e prix pour le logo.

Un grand merci à tous les participants et félicitations aux gagnants.